
Il ne savait tout simplement pas comment la repousser.
Il y tenait en tant qu'amie, mais elle avait de plus en plus tendance à éveiller
en lui un sentiment d'insécurité : il ne lui faisait plus du tout confiance.
De fait, si elle ne se mettait pas à le prendre un peu plus au sérieux au plus vite, il la rayerait tout bonnement de sa vie : il avait Chelsea, Chelsea représentait
tout pour lui, il n'avait besoin de personne d'autre.
- Il est sympa, ton café... dit-il en souriant, mettant ainsi fin au silence
qui le mettait mal à l'aise depuis déjà cinq bonnes minutes.
Puis, une idée lui venant subiteme,t il ajouta :
- Chelsea achète le même.
C'était là une déclaration totalement fausse, mais au moins, c'était un
bon moyen de rappeler à Madoka l'existence de Chelsea, car il trouvait qu'elle
avait un peu trop tendance à l'oublier. Peine perdue. Madoka n'avait que
trop bien conscience de l'existence de "la fiancée gênante".
De plus, cette phrase anodine lui valut que Madoka aborde le sujet Chelsea.
- Elle travaille souvent tard comme ça, en semaine ?
- Non, c'est un ou deux soirs par semaine en général, elle fait
le service du midi et reste l'aprèm'...
Il n'avait pas besoin que Madoka utilise ces prétextes pour le voir tous
les soirs, non plus ! Mais il aurait eu bien du mal à deviner que
l'idée de la jeune femme était toute autre...

Madoka hésita à poursuivre sur sa lancée, car s'attirer les foudres de Jason
n'était pas son but. En contrepartie, avoir peur d'exprimer ses opinions n'était
pas le propre de la jeune femme. Aussi continua-t-elle...
- Mais elle avat déjà fait le mercredi et le jeudi soir, cette semaine, non ?
C'est plus que d'habitude... peut-être qu'elle a des soucis financiers.
Jason releva aussitôt la tête. Il lui avait bien semblé que, ces dernières semaines,
Chelsea déclinait plus souvent les sorties, elle travaillait un peu plus, paraissait
davantage fatiguée, moins enjouée... et qu'elle lui cachait quelque chose.
- Elle t'en a parlé ?demanda-t-il, alerte.
Tout ressentiment avait disparu envers Madoka. Il la considérait
en l'instant présent comme l'amie de Chelsea, à
laquelle cette dernière s'était peut-être confiée.
Madoka fit exprès de chercher ses mots pour répondre.
- Non, je n'en sais rien... enfin bon, il n'y a pas à s'inquiéter,
c'est pratique pour elle, si elle a des problèmes d'argents, elle
n'a qu'à puiser dans ton compte.
C'était horriblement vil.
Jason se sentit comme frappé en pleine figure.










<= je trouve ce smiley tro niais
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