
Après tout, c'était sa soeur qui l'avait entrainé dans cette galère.
A elle de le débarasser de deux gêneurs amateurs de multi-parties !
Il la trouva en train de partager un zouk très serré avec une femme à moitié nue, ce qui ne fit que l'énerver davantage : elle l'emmenait dans un coin pourri, elle le lachait dans la nature, puis elle allait s'éclater en le laissant en proie à une vive panique, au milieu de gays gourmands, sans plus culpabiliser !
- Hum... Christina? l'appela-t-il nerveusement.
La concernée ne l'entendit pas, trop concentrée sur le calage des
hanches à celles de sa nouvelle trouvaille.
- Christina! redit-il plus fort, se laissant gagner par l'énervement.
Il était à fleur de peau, mieux valait ne pas le chercher.
Sa soeur se retourna enfin, un sourire vexé aux lèvres.
- Alors ? Tu t'amuses bien ? lui demanda-t-elle innocemment.
- Je m'amuserais plus si tu venais me prêter main forte, lacha-t-il avec une nuance de reproche dans la voix. Y'a deux gens bizarres qui veulent nous parler à toi et à moi, en plus ils croient qu'on couche ensemble à l'occasion et ça me, ahem... perturbe !
- Dis leur d'aller se faire voir! s'exclama Christina, blasée.
- Pas question que j'aille leur parler tout seul, je suis mort de trouille! se
plaignit Thibault. Depuis tout à l'heure je reste tétanisé comme un con au
milieu de tout le monde, alors si ça continue comme ça moi je rentre!
Christina lui jeta un regard noir, soupira bruyamment, et se détacha de
la fille avec qui elle dansait jusqu'alors sans plus de préambules.

Au bar, la femme brune se retourna vers son ami et lui donna un petit
coup de poing dans le bras droit, le sourire aux lèvres.
- Je crois qu'elle m'a reconnue, dit-elle avec un petit rire mauvais.
Le roux accorda une brève étude à la femme aux longs cheveux noirs et à la peau
pâle qui se dirigeait vers eux avant de se retourner vers sa voisine.
- Elle serait plus sur les nerfs, non ?
- Mmh... oui, sûrement. Je vais lui rafraîchir la mémoire.
Le rouquin soupira, leva les yeux au ciel, et se retourna vers le comptoir
pour avaler une nouvelle gorgée de son breuvage.
- Du moment que tu fais la soft et que tu ne me traine pas dans tes
saletés... céda-t-il avec un agacement naissant.

Christina, qui n'avait pas manqué de remarquer la tenue vestimentaire de la jeune femme, la trouvant parfaitement à son goût, ne se fit aucune illusion quant à la préférence sexuelle de celle-ci lorsqu'elle alla s'accouder au comptoir à leurs côtés.
Tout en cette fille criait "Je veux des meufs!" , c'était marqué sur son front. Un peu trop du style "Marie couche-toi là" , d'ailleurs... enfin bon, peut-être qu'elle valait un peu mieux que toutes ces autres écervelées qui ne faisaient que chercher une possesseuse de deux chromosomes X avec une forte poitrine et un vagin...
Thibault était vraiment bien naïf.
- Salut ! dit-elle cependant avec le sourire, s'asseyant sans vergogne
sur le rebord du comptoir.
Ces deux-là ne sortaient pas du tout ensemble, ça crevait les yeux.
Elle avait clairement vu le rouquin détailler rapidement et discrètement son frère de haut en bas. Il était d'ailleurs surepenant qu'il ne le regarde plus, car son examen avait toutes les chances d'être concluant : Thibault était assez bel homme, et que le roux ne le trouve pas à son goût était innatendu.
- Salut... fit justement l'objet de ses pensées,
un sourire engageant aux lèvres.
Il avait l'air gentil... mais horriblement sûr de lui. Plus jeune que Thib, ça se voyait
tout de suite. Mais il était vraiment mignon, et plutôt bien foutu.
Tout compte fait, elle allait peut-être réussir à faire passer
du bon temps à son frère, ce soir.

Christina se pencha sur l'épaule de la jeune femme, et arbora
un sourire qui n'admettait aucune réplique.
- On m'a demandée ?
- Oh, oui, dit la fille avec un sourire pervers. Tu n'allais pas non plus repartir direct avec cette planche à pain attifée comme en Floride ?
- Loin de moi cette idée, pouffa Christina. Cela dit, faudrait éclairicr un certain point : le mec à la chemise blanche est loin d'être mon compagnon, il s'agit de mon frère, et vous l'avez un peu inquiété avec vos regards... pas nets.
La femme au bustier regarda droit devant elle avec un sourire en coin,
savourant d'avance sa victoire prochaine sur celle qui d'habitude était
de marbre et ne s'abaissait auprès de personne.
- Mais oui j'le connais ton frère... soupira-t-elle, se retenant de lui rire au nez. J'avais des vues sur lui quand j'étais ado, comment l'oublier ? Enfin bon, il a bien changé, maintenant, n'est-ce pas ? Gay ? Qui l'eût cru? demanda-t-elle en laissant échapper un rire railleur. La famille est pervertie, c'est de ta faute encore ?















Je kiffe tes dialogues ma belle mdrrr
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