
Le lendemain matin...
Christina s'engagea à grande vitesse dans la rue qui donnait sur le Pény-Scoop,
toujours aussi peu soucieuse de la forte probabilité d'accidents qu'il y avait à
conduire de manière aussi déraisonnable à la sortie d'un carrefour
comme celui qu'elle venait de quitter en trombe.
Conduire, c'était son adrénaline.
Elle se défoulait en se moquant des vitesses imposées et en grillant les feux.

Car, ce matin, Christina Merrer était d'humeur massacrante.
Son frère s'était enfui comme un voleur du Cheyenne, et elle l'avait
cherché durant deux heures comme une idiote dans les rues alentour en
craignant qu'il n'ait été enlevé par quelque homo ayant un peu trop bu, fouillant
toutes les ruelles sombres à la recherche de cet imbécile de Thibault.
Désespérée, elle avait fini par rentrer chez elle sur le coup
de quatre heures du matin, et en passant devant la maison de Thibault elle
avait remarqué que ses lumières étaient allumées.
A la fois folle de rage et soulagée, elle avait trambouriné à la porte,
écrasé la sonnette, il n'était pas venu lui ouvrir. Son portable
et son fixe avaient été soigneusement mis sur répondeur.
Sans compter qu'elle était tombée sur la
pire harpie de la ville la veille au soir.
En définitive, Christina Merrer, souffrant d'une légère gueule de bois, les
cernes cachés par un flacon de fond de teint, et avec en tout et pour
tout trois heures de sommeil pour la nuit passée, n'était pas d'humeur
massacrante : elle était d'humeur meurtrière.















Y'a des matins comme ce matin ou ça m'arrive tiens XD
Commentaires