Accueil Date de création : 04/11/07 / Dernière mise à jour : 11/05/08 17:04 / 147 articles publiés
 

26*  posté le lundi 17 décembre 2007 18:37

 

- T'es gonflé quand mê... commença Antoine, de plus en plus énervé.

- Ferme-la un peu, le pédé en émoi ! lui intima Thibault, se levant avec fracas,

 subitement d'une humeur massacrante.

 

Un petit sourire apparut sur le visage de Matthias, tandis que Thibault se

composait un visage impassible et le toisait avec agacement.

 

- Bon... il est minuit, je suis claqué, j'en ai marre et j'ai pas franchement envie de

 rester ici à contempler des enfoirés affectifs se casser les couilles, désolé. Matthias,

amuse-toi bien avec ton "ex", quand à toi le glaçon, tu devrais consulter un

ophtalmo ou investir dans un nouveau miroir,  se renverser un pot de gel sur la tête

 n'est pas la meilleure des solutions si tu tiens vraiment à gagner le seuil de dignité.

Sur ce, je vous dis bonne baise et moi je me casse, il est grand temps

que je quitte ce répère de tarés. Salut !

 

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27*  posté le lundi 17 décembre 2007 18:55

 

"Ca y est. J'ai gagné le gros lot. Furax à mort."

 

Thibault alla se réfugier dans la salle d'accueil du Cheyenne, et s'adossa contre un

 mur, fermant les yeux. Il était tendu. Son hésitation momentanée de ne pas partir,

 afin d'éviter de mettre Christina en colère, n'avait duré qu'un moment. Il n'était pas

question qu'il reste ici une fois qu'il se serait remis de ses émotions, et surtout calmé.

 

"J'espère encore, dans le vide, une chance qui ne viendra jamais.

Pas jusqu'à moi, en tout cas. Enfin bon rien n'est sûr... sauf que le mensonge

 fait hurler le monde. Alors oui, je partirai.

... Avant de tomber en morceaux."

 

 

"On dit toujours "un verre de plus, et je partirai" . Que dalle. Un verre, pour faire

quoi ? Pour se défoncer ? Pour se bousiller et s'envoyer dans le décor ? Pour rester,

ne pas être seul, avoir l'impression d'exister ? Tu dis juste que tu n'en sais rien. Non,

tu n'en sais rien. De quoi on a envie, merde ?! Trouver la sincérité... j'ai pas envie

d'ôter la vérité à ce monde et négocier dans le vide. Ni oublier un jour notre lieu

de prédilection. Je voudrais juste... entendre la vérité, de la bouche de quelqu'un.

Qu'on arrête de mentir comme si c'était la seule solution pour survivre.

Je veux juste... t'entendre parler d'une chose...

en laquelle tu as foi."

 

Cet imbécile avait menti.

Quel con, de s'être inventé un ex !

Même l'autre bénêt d'Antoine l'avait dit, il se tapait un mec chaque soir.

 

 

 "Alors je vais tout reprendre à partir du début.

Avant que je finisse par me flinguer."

 

On était en plein mois de février. Peu importait.

Il n'y avait pas de taxis à Pényville. Peu importait.

Son portable était resté à la maison. Peu importait.

Quitte à parcourir deux kilomètres à pied par cette nuit glaciale...

C'est étrange comme, quand on est seul...

... on se blesse moins.

 

Fin de la MAJ n°=1

 

Woah, j'en suis venue à bout !  

Apparemment, vous aimez bien "le petit con

solitaire" ... et la sangsue orange aussi xD^^

Bon allez, je rédige mon habituel message de fin de MAJ, surtout que là

event quoi  c'est le premier sur ce blog, ohyeah >__<

 

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28*  posté le vendredi 28 décembre 2007 10:48

 

Le lendemain matin...

 

Christina s'engagea à grande vitesse dans la rue qui donnait sur le Pény-Scoop,

 toujours aussi peu soucieuse de la forte probabilité d'accidents qu'il y avait à

conduire de manière aussi déraisonnable à la sortie d'un carrefour

comme celui qu'elle venait de quitter en trombe.

Conduire, c'était son adrénaline.

Elle se défoulait en se moquant des vitesses imposées et en grillant les feux.

 

 

Car, ce matin, Christina Merrer était d'humeur massacrante.

 

Son frère s'était enfui comme un voleur du Cheyenne, et elle l'avait

 cherché durant deux heures comme une idiote dans les rues alentour en

 craignant qu'il n'ait été enlevé par quelque homo ayant un peu trop bu, fouillant

toutes les ruelles sombres à la recherche de cet imbécile de Thibault.

Désespérée, elle avait fini par rentrer chez elle sur le coup

de quatre heures du matin, et en passant devant la maison de Thibault elle

 avait remarqué que ses lumières étaient allumées.

A la fois folle de rage et soulagée, elle avait trambouriné à la porte,

 écrasé la sonnette, il n'était pas venu lui ouvrir. Son portable

et son fixe avaient été soigneusement mis sur répondeur.

 

Sans compter qu'elle était tombée sur la

pire harpie de la ville la veille au soir.

En définitive, Christina Merrer, souffrant d'une légère gueule de bois, les

 cernes cachés par un flacon de fond de teint, et avec en tout et pour

tout trois heures de sommeil pour la nuit passée, n'était pas d'humeur

 massacrante : elle était d'humeur meurtrière.

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29*  posté le vendredi 28 décembre 2007 11:05

 

Manquant de peu de casser son poste de radio en l'éteignant,

faisant taire les braillement incessants de Gerard Way (MCR) qui hurlait en parlant

 d'une femme qui d'une femme croquant les diamants, se perdant

 dans son coma, augmentant sa dose de médicaments, et envoyant

 sa vie en l'air en avalant du cyanure.

 

So say goodbye to the vows you take !
And say goodbye to the life you make !
And say goodbye to the heart you break !
And all the cyanide you drank !

 

- Ferme-la p'tit con ! s'exclama-t-elle, tapant rageusement du

poing sur le poste. Va emmerder mon frère avec ta black parade au

 lieu d'essayer de me faire culpabiliser moi !

 

 

A fleur de peau, les mains et les jambes tremblotantes, hésitant entre tout

 envoyer valser sur son passage ou se laisser tomber à terre au milieu de la

 route, Christina referma la portière de sa voiture et se dirgea

vers le bâtiment du Pény-Scoop. 

 

Je ne vais pas m'expliquer,

Ou dire que je suis désolée,

Je n'ai pas honte,

Je vais montrer ma cicatrice (que je garderai à jamais et que je chéris

 pour m'avoir montré la voie)

Acclamez tous les brisés !

Car c'est ce que nous sommes...

 

Encore heureux qu'elle ait trouvé une place, sinon elle n'aurait

plus répondu de ses actes. Sa tête était comme un marteau-piqueur.

 

Lili, j'vais vivre. Pardon de ne t'avoir offert que si peu d'amitié

ces six derniers mois. Je suis déjà en train de me relever. Et le prochain

qui frappera prendra gros. Ma colère me fait vibrer à nouveau.

Merci de m'avoir rappelé qui j'étais avant de tomber. 


 

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30*  posté le vendredi 28 décembre 2007 11:33

 

Le pas pressant, elle entra, poussa le portillon à l'intérieur, et se

dirgea vers l'acceuil, poussant un long soupir.

Elle avait hâte de se retrouver entre les quatre murs de son bureau, loin de

 tout, juste dans son espace vital, seule avec sa conscience.

 

 

- Salut Mélanie, dit-elle à la blonde dans l'entrée, qui s'occupait de la

réception, et, accessoirement, jouait les secrétaires pour elle.

- Bonjour ! Bonne nuit ? demanda l'intéressée en tapotant sur son clavier.

- Horrible, grimaça Christina. Couchée à cinq heures, levée à huit.

 

Mélanie secoua la tête et ravala un petit rire amusé. Les frasques de la

chroniqueuse la surprendraient décidément toujours ! Christina était la personne

la plus excentrique qu'elle connaissait, en plus d'être quelqu'un qui pouvait

vraiment faire très peur quand elle le voulait, et imposait le respect.

 

 

- Tu vas me haïr, la prévint-elle avec un sourire sans joie en

examinant le contenu de ses dossiers.

- Combien ? l'interrogea Christina, plus blasée que jamais.

- Trente nouveaux courriers.

- Bon ! Eh bien je vais m'y mettre tout de suite, histoire d'en avoir

 terminé avant ce soir, perso j'ai pas envie de plancher là-dessus toute

la journée, surtout avec ma tête dans le cul.

 

Sa mauvaise humeur prenait des proportions un peu trop exagérées. Mélanie

 n'avait pas mérité d'entendre sa colère. C'était pourquoi il valait mieux qu'elle

 s'enferme au plus vite. La blonde, qui était âgée de trente-trois ans,

 mère de deux enfants, travaillait au Pény-Scoop depuis bien plus longtemps

qu'elle, et s'était vite habituée à cette brunette un brin survoltée qui

passait son temps à réaliser les pires folies imaginables.

Cela dit, l'amusement avait des limites.

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