Accueil Date de création : 04/11/07 / Dernière mise à jour : 11/05/08 17:04 / 147 articles publiés
 

31*  posté le vendredi 28 décembre 2007 11:50

 

Soulagée de retrouver sa solitude - son refuge - elle monta les escaliers

en maudissant intérieurement ll'imbécile d'architecte qui avait conçu

ce bâtiment en n'y plaçant même pas d'ascenseurs, ce qui

aurait été un gain de temps considérable !

 Non mais quel idiot, cet architecte !(En fait c'est un gros prétexte

parce que Camella a que les sims nuits de folie et que les ascenseurs

c'est dans la bonne affaire mais chut on fait comme si on savait pas et

on lance la pierre à l'architecte de mes deux  )

 

 

- Enfin seule... marmonna-t-elle en accrochant

son trois-quart au porte-manteau.

 

Sans trop savoir pourquoi, elle fut assaillie par désagréable une sensation de vide.

Malgré ses airs revêches, elle était toujours prête à jouer les oreilles attentives.
Que Thibault la fuie lui faisait mal. N'avait-elle pas les compétences

 requises pour l'aider ? Elle écrivait un courrier du coeur... et puis elle était

sa soeur, tout de même ! "Trop bonne, trop conne", marmonna-t-elle en

allant s'asseoir à son bureau. Son rejet était injuste.

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32*  posté le vendredi 28 décembre 2007 12:03

 

Les nerfs en pelote, elle alluma son ordinateur et se connecta bien vite

 à son site. Mélanie n'avait pas menti : elle avait effectivement trente courriers

qui l'attendaient, et auxquels il fallait qu'elle réponde tour à tour.

 

- Ca va être comique... marmonna-t-elle avec un rire sans joie.

 

Kali n'avait pas tort.

C'était pitoyable de donner conseil à des gens qui arrivaient sans doute

 mieux à gérer leur vie qu'elle. Même si ça marchait bien. proffesionnellement,

 Christina n'avait pas à se plaindre. A vingt-cinq ans, elle avait plus de

 grade et d'argent qu'elle n'en avait jamais espéré.

 

Tout allait bien.

Et pourtant tout allait mal.

 

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33*  posté le vendredi 28 décembre 2007 12:09

 

Le son la porte de son sanctuaire qui s'ouvrait l'amena à se détacher de

 son écran, quelques quinze minutes plus tard, après avoir brillament suggéré

 à une vierge de vingt-trois ans en plein désespoir de sortir un peu plus,

et d'avoir joint à ses bons conseils quelques adresses.

 

- Coucou, Christina ! Je ne savais pas que tu étais déjà arrivée, ça me

 fait vraiment trop plaisir de te voir ! s'exclama un gnome à la voix haut

perchée, un sourire béat - qui donnait fichtrement envie de lui

administrer une paire de claques - lui fendant son visage lunaire.

- Que me vaut le plaisir de ta visite, Aimeric ?lui

 demanda Christina sur un ton railleur.

 

Ledit Aimeric afficha alors un grand sourire, manifestement très heureux

que son intrusion soit considérée comme une réelle source de bonheur.

Ce crétin n'avait même pas relevé le sarcasme.

 

- Ben... je ne pouvais pas décemment travailler en sachant

que tu élais là, ronronna-t-il, sans se départir de son sourire niais.

- Bon... attends un peu, le moucheron.

 

 

Aimeric, aux anges, fit craquer sa colonne vertébrale en

s'étirant, et resta les bras joints derrière la tête.

 

- Tss, tss, je sais que tu m'adores, ne dis pas le contraire.

 

Christina s'arrêta de taper sur son clavier l'espace d'une seconde, hésitant

 franchement entre le regarder avec tout son mépris ou bien faire comme si

 elle ne l'avait pas entendu. "Ne pas s'énerver.." s'intima-t-elle, se rappelant

qu'elle n'avait pas pris sa dose d'ectasy ce matin-là.

 

- Non, je ne t'adore pas, lui rétorqua-t-elle sèchement. Tu es un petit idiot de

 vingt piges qui fait son tage ici depuis quatre mois et qui me pourrit

la vie chaque jour qui passe, c'est tout, dit-elle sur le ton de la conversation.

 

Cet imbécile s'imaginait qu'elle était folle dingue de lui depuis son premier

 jour au Pény-Scoop, lorsque Christina papotait avec une collègue à la cafétéria

elle avait glissé qu'elle trouvait le nouveau stagiaire d'une intelligence

 incroyable et d'un charme fou en parlant, bien sûr, ironiquement. Le blondinet,

qui trainait dans les parages, l'avait prise au mot, et, depuis, il ne cessait de

crier sur tous les toits que Christina était raide dingue de lui.

La concernée, regrettant amèrement cet écart de sa part, avait dès lors

décidé de s'y reprendre à deux fois avant de se moquer de qui que ce soit.

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34*  posté le vendredi 28 décembre 2007 15:57

 

Elle pivota sur son fauteuil et daigna se retourner vers lui pour

 lui accorder son regard le plus dégoûté qu'elle avait en réserve.

Il l'avait cherchée, tant pis. ce serait lui qui prendrait. Bête comme il

était, il prendrait sûrement ça pour une déclaration d'amour.

 

- Aimeric, honnêtement, les mecs comme toi, ça me dépasse. J'te prie

 de quitter mon bureau tout de suite, t'as rien à foutre ici. Alors je compte

jusqu'à trois, et si à trois tu es encore là, ça va gicler, pigé ?

- Hmm, tu es sado-maso ? la questionna-t-il. T'es encore plus

coquine que ce que je croyais, en fait ! C'est un trait de ta

personnalité qui me fait encore plus t'ai...

- Eh, connard ! Je suis lesbienne, ok ? Ca rentre dans ta tête de

con ?! s'énerva-t-elle, à bout de nerfs. Je suis une gouinasse, une chèvre

 brouteuse de prés, une chatte sur pattes en recherche d'autres chattes,

pas de sales chiens dans ton genre ! C'est compris ou merde ?

 

Son coeur battait un peu trop vite.

Il ne fallait pas qu'il s'arrête.

 

 

- T'es pas gentille mi carinosa aujourd'hui... se plaignit Aimeric,

faisant mine de chouiner, offrant à la vue de son interlocutrice

une grimace des plus pitoyables. Je sais bien que t'es bi, on me l'a dit,

 alors fais pas comme si y'avait que les filles qui t'intéressaient... Franchement,

 regarde-moi ! Je suis tout ce qu'il te faut, hein ?

 

Et, en effet, Christina le regarda.

Mais tout ce qu'elle vit en lui l'écoeura.

 

- Sors d'ici, lacha-t-elle, prise par une

subite envie de pleurer.

- Pas avant que tu m'ai embrassé ! la taquina--t-il.

 

 

C'en était trop !

Elle se leva de son siège, folle de rage : celui-là l'avait cherchée,

 mais enfin, comment pouvait-on être aussi misérable ?! Comment pouvait-on

 autant attirer le mépris ?! Elle le haïssait pour ce qu'il était. Ce n'était pourtant

 qu'un idiot parmi tant d'autres, mais lui, lui, LUI il fallait qu'il lui cherche

des noises, qu'il aime quelque chose en elle, qu'il la détaille chaque jour !

... Pourquoi ?  Pourquoi ? Pourquoi ?!

 

- POURQUOI ?! Mais pourquoi  bordel ?! POURQUOI ça existe les

cons comme toi ?! Pourquoi ça CREVE pas ?! Casse-toi !

- Pas avant que tu ne m'ai...

 

On dit que parfois les mots sont aussi forts que les gestes.

Il faut être bien terre-à-terre pour avancer des dires pareils.

Ce sont les gestes qui sont parfois aussi forts que les mots.

 

 

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35*  posté le vendredi 28 décembre 2007 16:17

 

Nos sentiments se meurent et se condamnent... même une averse, une pluie

de toi... ne serait pas suffisante pour éteindre mes mots... mes gestes.

Que me reste-t-il ? L'obscurite... et lui. Lui, ce con de suicidaire.

Tous ces vautours ici-bas... ils violent mon sanctuaire, mon

 ultime protection... ils effacent tes derniers pas...

Et ils m'effacent moi.

 

- JE TE DETESTE !!!

 

Christina tenait sa main prête.

"Ich kann nicht mehr..."

Et puis... non. "Je n'en peux plus. J'ai pas la force." .

Il y a des moments où l'on perd le courage... de se battre. Ca peut être

en bien, tout comme en mal. La main tombe. On évite de faire du mal. Sauf

qu'en contrepartie, c'est à soi qu'on en fait.

Elle chute. Elle part... jolie petite histoire...

 

 

Aimeric la regarda serrer les dents, et l'entendit gémir. Mille mots

n'auraient pu suffir à lui expliquer. Christina, se sentant défaillir, s'accrocha à son

écharpe et y tira de toutes ses forces, lui donnant seulement cet ordre...

 

- Laisse-moi seule.

 

Il toussa, elle le lacha.

 

- T'es pas gentille, Christina ! se plaignit-il, surpris et blessé.

"Ich kann nicht mehr"

- Va-t'en.

 

Laisse-moi... descendre... là d'où on ne revient pas.

Laissez-moi descendre et ne le faites pas à ma place.

Malheureusement...

Ils vont tous le faire pour toi.

Tu va tous... les perdre. C'est de ta faute.

Tu n'es pas normale.

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